Design

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Le premier écusson remonte à la période 1910-1915. Le nom A.L.F.A., à l’origine un acronyme pour Anonima Lombarda Fabbrica Automobili, apparaît dès le début accompagné des symboles héraldiques de la famille Visconti, au sein d’une forme circulaire. Le cercle divisé en deux parties présente, dans la moitié gauche une croix rouge sur fond blanc et à droite, le serpent-dragon des Visconti, qui dévore un ennemi.

Les mots Alfa et Milan sont séparés par deux nœuds de Savoie, que la marque conservera jusqu’à la chute de la monarchie en Italie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LE « TRILOBE »

Ce n’est qu’avec la Giulietta qu’apparaît le fameux « trilobe », avec un bouclier central et les ailettes latérales classiques, accompagnés de phares ronds.
À l’époque moderne, ou « rationnelle », toute la largeur de l’avant est occupée par une prise d’air dans laquelle sont insérés la calandre et les phares. C’est précisément ce qui va le plus évoluer : on trouve des phares ronds sur la GTA, rectangulaires sur l’Alfasud et trapézoïdaux sur l’Alpha 75.
Sur la 164 et sur la GTV/Spider, la calandre vient à nouveau s’appuyer sur le capot moteur, sur la 156 il retrouve son rôle « dominant » à l’avant, déplaçant la plaque d’immatriculation sur le côté.
Ces dernières années, les automobiles Alfa Romeo ont souvent répété le trilobe classique – par exemple avec la 147 ou la 8C Competizione – avec la Brera, s’impose une sorte de nouvel « air de famille ».

LA MODERNITÉ


Même pour les dernières nées de la maison au Serpent, l’avant devient l’élément distinctif.
En particulier, l’avant de l’Alfa Mito est caractérisé par de larges prises d’air nécessaires pour « faire respirer » son moteur exubérant : une stylisation de la calandre classique et un écu placé sur le capot.
L’avant de la nouvelle Giulietta, cependant, se développe à partir du bouclier classique, un élément essentiel que l’on trouve ici à une nouvelle place, suspendu entre les prises d’air.

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JANTES

Les jantes des Alfa Romeo sont d’une précision, d’une harmonie et d’une élégance incomparables.
Cette particularité est le résultat d’une recherche permanente de la perfection des formes et des matériaux au fil des années.

LA TRADITION


La jante du premier exemplaire de la Maison au Serpent, la 24 CV, avec ses 12 rayons en bois massif, est le point de départ d’un parcours qui a permis à Alfa Romeo de développer ses jantes actuelles.
Le poids élevé de cette jante fait bientôt apparaître la nécessité de développer quelque chose de plus léger : les premiers rayons métalliques tangents, avec des écrous de fixation centraux à deux ailettes. Dans certains cas, les rayons sont recouverts de luxueuses hémisphères en aluminium, comme sur la fascinante Villa d’Este qui a remporté le concours d’élégance du même nom.
La production en série, qui a commencé après la Seconde Guerre mondiale, a nécessité l’utilisation de jantes de fer, moulées, avec des trous et chromées.
Ce fut le cas de la Giulietta de 1954 et de la Giulia berline de 1962. Sans oublier la 6C CM à rayons tangents, avec les jantes « cantilever » à l’avant pour accueillir les volumineux étriers des freins à disque.

L’INNOVATION


C’est de la volonté d’avoir des voitures de course encore plus nerveuses que rend nécessaires les jantes en alliage : comme celles présentes sur la TZ, la TZ2 et la 33 Stradale. À noter, dans ce dernier modèle, la surface concave.
Ces jantes ont ensuite été adoptées dans les versions haut de gamme de voitures de production telles que la 156 (jantes en alliage en étoile à trous ronds) et la 147 GTA.
Pour l’Alfa Mito, des jantes avec un canal plus large ont été mises au point. Ce choix a conduit à une amélioration notable des performances de tenue de route, en raison de l’augmentation de l’emprise du pneu au sol.
Le design perforé, avec des formes différentes, est alors repris sur la nouvelle Giulietta avec jantes en alliage, dans les versions Progressive, Distinctive et Quadrifoglio Verde.
Une recherche continue, qui vise à la fois à revisiter d’anciens concepts et à trouver des solutions encore inexplorées.

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POIGNÉE DE PORTE

La poignée de porte est l’un des détails qui a le plus évolué dans l’histoire d’Alfa Romeo.
Dans de nombreux cas, durant la phase de conception, nous avons essayé de la dissimuler, dans d’autres, elle est devenue une partie intégrante du design.

LES PREMIERS MODÈLES

Dans les premiers modèles, elle apparaît comme une version adaptée de la poignée de porte d’une maison ou comme une adaptation de poignées existant déjà dans d’autres contextes : celle de 24 CV ressemble à la poignée d’une garde-robe alors que celle de la 20-30 a une poignée à levier, qui rappelle celles encore que l’on peut encore voir dans les maisons d’un certain standing.

LES POIGNÉES CLASSIQUES

Dans les années suivantes, alors que le monde de l’automobile est désormais une réalité établie, on passe à des poignées plus spécifiquement « automobiles » (celle de la 2000 Sportiva est cachée), bien que caractérisées par une touche artisanale, du moins jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Les poignées que nous appelons aujourd’hui « classiques » sont celles qui ont été conçues dans les années 50 et 60 : chromées, ergonomiques et avec ouverture à poussoir que l’on retrouve sur dans la Giulietta Sprint et la Giulia.

LES POIGNÉES FLUSH

Au cours des trois décennies 60, 70 et 80, le design sophistiqué conduit à l’idéalisation des poignées encastrées, au ras de la carrosserie, qui ne dépassent pas du véhicule. Trois exemples : la Giulia GT, l’Alfetta GTV et l’Alfa 164.

LES VERSIONS REVISITÉES

Dans les années 90, la poignée devient un objet d’étude et de recherche : celle de l’avant, massive et chromée, sert à l’union parfaite entre les deux « traits de crayon » du flanc, tandis que celle de l’arrière est intégrée dans le montant de la portière, donnant à la voiture une ligne de coupé sport.
La même approche est reprise sur la 147, la GT et la Mito, tandis que pour la nouvelle famille de la 159, la poignée – chromée et triangulaire – sera bien visible sur le côté, pour donner de l’importance à une voiture qui a « grandi ».
Les caractéristiques distinctives des poignées du passé se retrouvent aussi dans les modèles les plus récents : pour la nouvelle Giulietta d’élégantes poignées arrière dissimulées ont été mises au point.

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MATÉRIAUX

L’utilisation des matériaux reflète le développement de la technologie automobile. La recherche de résistance, de légèreté et de performances, au cours de l’histoire d’Alfa Romeo, a permis de concevoir et de développer chaque composant en ayant recours à de nombreux matériaux différents.

LES MÉTAUX

Le métal était fondamental dans la première voiture de 1910, utilisé non seulement pour le revêtement mais aussi pour la structure de l’automobile proprement dite.
L’acier est quant à lui plus ou moins présent dans toutes les périodes historiques : un exemple caractéristique de son utilisation massive est la AR51, également connue comme « Matta » (Folle). Le titane est utilisé dans les détails de la structure du châssis de la voiture de course, par exemple dans la suspension de la F1 179 F de 1982.
Avec le temps, l’aluminium et ses alliages seront également de plus en plus utilisés, aussi bien pour les composants mécaniques et de la structure que dans la carrosserie. Par exemple, la GTA de 1965.
La dernière née de la maison Alfa Romeo utilise l’aluminium, l’acier à haute résistance et le magnésium, réduisant de 35% le poids des composants.

LES COMPOSANTS

C’est probablement avec les matériaux « composites » – d’abord utilisés pour la carrosserie, puis pour l’ensemble des éléments des voitures de course – que l’on peut noter des résultats vraiment impressionnants. C’est le cas de la 33 SC 12 (1977), qui utilise la fibre de verre ou de la Gruppo C (1986), un prototype dans lequel domine le kevlar. Enfin, avec la 8C Competizione, dans laquelle les éléments de carbone rendent la voiture tout simplement magnifique, et l’Alfa Mito, avec des inserts en aluminium et en fibre de carbone.

LE PLASTIQUE

À une certaine époque, le plastique était économique, on l’utilisait à la place de matériaux de qualité supérieure tels que le métal, le bois et le cuir.
Par contre, aujourd’hui, ce matériau est devenu un instrument de design. La technologie nous a permis d’obtenir des matériaux agréables à la fois à l’œil et au toucher. Le plastique mat et souple, caractérisé par sa conception, sa fabrication et sa finition, prend place, sans rougir, aux côtés d’autres matériaux, dans l’aménagement intérieur des voitures, même au plus haut niveau.
En outre, le plastique destiné à l’extérieur, une fois peint, est difficile à distinguer des pièces métalliques, permettant un gain de poids et de coût.

TABLEAU DE BORD

Dans chaque voiture et dans une Alfa Romeo en particulier, le tableau de bord est un des éléments sur lesquels les changements sont les plus marqués. Le tableau de bord suit, en fait, le développement de l’automobile, évoluant avec elle au cours des années.

LES ÉVOLUTIONS

En 1910, il suffisait de visser quelques instruments sur une planche de bois pour « faire un tableau de bord ». Mais, quelques modèles plus tard déjà, le tableau de bord devient plus complexe, le nombre d’instruments augmente et le bois est remplacé par une feuille de métal, d’abord plate puis travaillée.
L’utilisation de matériaux synthétiques tels que le plexiglas et la bakélite pour les pommeaux de vitesses et les garnitures sont caractéristiques de la période suivant la Seconde Guerre mondiale : ils se distinguent, par exemple, sur la Villa d’Este et la Giulia T.I.
Les instruments ronds deviennent alors le schéma classique qui caractérise encore aujourd’hui les tableaux de bord des Alfa Romeo, avec le tachymètre et le compte-tours positionnés devant le conducteur. Dans le cas des voitures de course ou des sportives pures- comme la TZ2 et la 33 Stradale – le tachymètre est placé sur le côté, en face du passager.
À ces instruments principaux viennent s’ajouter les instruments secondaires (essence, huile et eau) , d’un diamètre inférieur, positionnés au centre du tableau de bord. On les voit par exemple sur la Duetto 1966, l’Alfa 156 ainsi que sur la 8C Competizione.

CONTEMPORAIN

Les développements récents ont donné naissance à un tableau de bord orienté vers le conducteur.
La sensation pour le conducteur est celle d’une parfaite maîtrise du véhicule, d’un habitacle accueillant et sûr, où tout est à portée de main. Ce sentiment de contrôle est accompagné de celui de sécurité et de confort pour les passagers.
Les évolutions présentes sur les tableaux de bord des dernières nées Alfa : un tableau de bord de caractère avec une instrumentation de bord intuitive, équipé de graphismes de pointe au service du pilote de l’Alfa Romeo Mito, une lunette horizontale dans la nouvelle Alfa Romeo Giulietta, avec des références aux lignes tendues et légères de l’historique Giulietta des années 50 et l’ajout de commandes à « balancier » positionnées au centre.